31/08/2015



Rafael Chirbes

 

 J’ai tissé peu à peu ce que la critique a défini comme une relecture fictionnelle de l’histoire d’Espagne de la guerre civile jusqu’à nos jours  (R.CHIRBES)

 

Rafael Chirbes est décédé  le 15 août dernier, peu de temps après la parution en français de son dernier roman, Sur le rivage, Payot & Rivages, 2015 (édition originale : En la orilla, Anagrama, 2013). Tant en  France qu’en Espagne, où le roman a reçu Le Premio de la Crítica et le Premio Nacional de Narrativa, la critique a été élogieuse. N’ayant pas encore terminé la lecture de la version française, je me garderai d’émettre une opinion. Comme j’apprécie beaucoup Chirbes, et que tous ses romans ont été publiés en français je profite de l’occasion pour rappeler les temps forts de son parcours. Et inviter les lecteurs à en (re)lire quelques-uns et de constater qu’ils n’ont pas vieilli.

 

Après avoir écrit quelques livres qui ne seront jamais publiés, Rafael Chirbes commence réellement sa carrière littéraire à 39 ans avec Mimoum, Anagrama, 1988 (Mimoun, Rivages, 1998), nom d’un petit village marocain où s’est réfugié un jeune professeur qui, fuyant l’alcool et la décevante Espagne de la Transition, croyait  trouver une vie meilleure. Il n’y trouvera pas le bonheur mais le même "desencanto" qu’il pensait fuir. Mimoun est, indirectement, une vision critique de la Transition.

Chirbes  continuera à traiter des sujets similaires au long des années quatre-vingt-dix dans le contexte du devoir de mémoire.

 

En 1991, il publie En la lucha final, Anagrama, non traduit, un roman qui décrit l’évolution d’un groupe de jeunes entre la fin du franquisme et le début de l’ère démocratique.

 

En 1992 paraît La buena letra, Anagrama (La belle écriture, Rivages, 2000), roman à la deuxième personne, composé de chapitres très brefs, autant de fragments d’une vie qu’une mère écrit à l’intention de son fils qui a commencé à prendre ses distances avec elle et à couper les ponts avec ses origines. Symboles de cet état d’esprit, les draps brodés à ses initiales et à celles de son mari qu’elle avait offerts à sa belle-fille et que celle-ci a laissé moisir dans un bahut - souvenir sur lequel s’ouvre le livre - et le projet de son fils d’abattre la maison familiale pour construire un immeuble à appartements, sur lequel se ferme le roman.

Elle lui écrit, sans lui en faire reproche, tout ce qu’elle a enduré pour qu’il jouisse d’ une existence meilleure que celle qu’elle a connue pendant la guerre : la peur lors des bombardements, la quête de la nourriture, son soulagement lorsqu’elle a appris que son mari n’avait pas été fusillé, les visites à son beau-frère emprisonné, les rêves de petits bonheurs inaccessibles, … et la guerre terminée, devenue veuve et fragilisée, les humiliations subies à cause de son appartenance à la catégorie des « vaincus ».

 La buena letra conte avec une grande sobriété des fragments d’une vie d’une femme simple, une vie qui aurait pu être différente et dans laquelle elle aurait sans doute pu s’épanouir s’il n’y avait eu la guerre.

 

Los disparos del cazador, Anagrama, 1994 (Tableau de chasse, Rivages, 1998) reprend la technique utilisée dans le roman précédent : arrivé à la fin de ses jours, Carlos, le narrateur accompagné de son domestique revient dans la maison dans laquelle il n’a jamais voulu vivre. Il y rédige ses mémoires à l’intention de son fils et, dans ce but, il tente de reconstruire le puzzle de son passé, de comprendre son ascension sociale dans la Madrid de l’immédiat après-guerre, une ascension fondée sur l’opportunisme (il a épousé la fille de son patron) et le rejet de la médiocrité dans laquelle la guerre avait contraint son père à vivre : « Il n’y avait pas de raison pour que sa défaite fût nécessairement la mienne ». Son fils, sa femme, ses amis se sont détournés de lui. Il se sent quand même un peu coupable d’appartenir à une génération qui s’est construite sur le dos des autres.

 

La larga marcha, Anagrama, 1996 (La longue marche, Rivages, 2001) est un roman plus ambitieux qui s’inscrit à la fois dans la continuité des œuvres antérieures et dans le courant du « devoir de mémoire ». Considérant son œuvre, Rafael Chirbes la définissait, il y a peu, comme une « stratégie du boomerang » : « Je crois que l’histoire est entrée dans mes romans presque malgré moi, formant la texture inévitable de l’âme de mes personnages. Je n’ai jamais cherché à reconstruire le passé, malgré ma formation d’historien. Comprendre le présent m’intéressait davantage : mais la façon que j’avais de fouiller dans mon propre mal-être m’a obligé plus d’une fois à repartir en arrière, en opérant selon une stratégie du « boomerang ». C’est ainsi que, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai tissé peu à peu ce que la critique a défini comme une relecture fictionnelle de l’histoire d’Espagne de la guerre civile jusqu’à nos jours.[1]
Je parlerai de l’origine de cette stratégie : aussi bien La belle écriture que Tableau de chasse – les premiers romans de ce cycle – étaient écrits en réaction à une Espagne qui, à la fin des années 1980, s’empressait d’enterrer ses signes particuliers – l’Espagne de l’Expo et des Jeux olympiques – et dans laquelle s’imposait un pragmatisme résumé par Felipe González dans une phrase aux forts relents de postmaoïsme : « Chat blanc, chat noir, c’est du pareil au même : l’important est qu’il attrape les souris… »[2]
La longue marche suit l’histoire de deux générations sur une vingtaine d’années, depuis la fin de la guerre jusqu’aux dernières années du franquisme. Des vainqueurs et vaincus de la guerre se retrouvent dans le même bain, celui des laissés-pour-compte et des exploités : « Ce n’était pas l’avenir qu’il [Pedro del Moral devenu cireur de souliers] avait imaginé quand il était jeune là-bas, à Fuentes de San Estebán. Du haut du mirador de sa pauvreté, il avait rêvé de choses merveilleuses qu’il croyait avoir effleurées du bout des doigts quand il était rentré en vainqueur (C’est comme cela qu’on les avait appelés : les Vainqueurs) […] Il pensait que sa chemise et sa médaille allaient lui servir de sauf-conduit pour lui ouvrir n’importe quelle porte. »[3]
[…]
« Il crut que le ciel allait lui tomber sur la tête quand il commença à se heurter à des portes dont on  avait donné les adresses à des dizaines de gars en uniformes comme lui (la plupart arborant plus d’une médaille) portes devant lesquelles ils s’alignaient en interminables files pour être reçus dans de mystérieux bureaux mal aérés. » [4]
Le roman composé de 49 courts chapitres est divisé en deux parties : la première, intitulée « l’armée de l’Ebre », est située à la fin des années quarante ; elle a pour protagonistes ceux de la première génération et pour cadre le monde rural que les paysans abandonnent bon gré, mal gré,  les uns parce que la terre ne les nourrit plus, les autres parce qu’ils ont été expulsés à cause de la construction d’un barrage[5].
Cet exode rural aboutit à Madrid, à la fin des années soixante - ce Madrid où il y avait de plus en plus de désespérés, des gens qui avaient fui et qui croyaient y trouver un refuge précisément dans ce plus grand terrain vague du pays.[…] Madrid était une ville qui dévorait les gens, une espèce d’animal énorme et vorace[6] -, cadre de la deuxième partie, intitulée « La jeune garde » où ces immigrants vivent de petits métiers pour survivre  tandis que  la deuxième génération, les jeunes nés à la fin des années quarante, sont attirés par le militantisme antifranquiste qui les conduira en prison pendant que les opportunistes et ceux qui ont su retourner leur veste à temps vivent confortablement.
Du point de vue de l’écriture, ces romans intimistes s’inscrivent plutôt dans le courant du réalisme traditionnel, avec un narrateur omniscient, un réalisme particulièrement réussi dans les descriptions des scènes d’ambiance.
L’action de La caída de Madrid, Anagrama, 2000 (La chute de Madrid, Rivages, 2003), se déroule en respectant une unité de temps extrêmement précise, la veille de la mort de Franco, de six heures du matin jusqu’au lendemain à huit heures. C’est un roman polyphonique. La plupart des protagonistes appartiennent à la bourgeoisie, une classe sociale qui prend conscience que quelque chose va changer et que, pour certains, c’en est fini des privilèges. Les acteurs sont, en quelque sorte, des archétypes de la société de cette époque finissante. Il y a là José Ricart, l’homme d’affaires dont c’est l’anniversaire ; il a bien profité du régime et le décès attendu de Franco le remplit d’inquiétudes ; il y a son fils, Tomas, pour qui les affaires resteront les affaires ; il y a ses petits-fils, l’un phalangiste, l’autre communiste; il y a son ami, le commissaire Maximio Arroyo, qui songe à l’exil pour éviter le sort de ses collègues portugais de la Pide après la révolution des œillets ; il y a aussi Lurditas, la servante, avec son compagnon Lucio, qui militent dans une association clandestine ; il y a enfin les étudiants qui préparent l’insurrection populaire, le vieux professeur Chacon, revenu de l’exil et qui ne se reconnaît plus dans une jeunesse contestataire marquée, bien qu’elle s’en défende, par l’idéologie issue du franquisme,… Bref, tout un microcosme qui reflète bien le climat qui régnait pendant que le dictateur agonisait et que tout le monde appréhendait de quoi serait fait le futur.
Los viejos amigos, Anagrama, 2003 (Les vieux amis, Rivages, 2006) est également construit sur la technique de la polyphonie. Il s’agit d’une rencontre entre de vieux amis, anciens membres d’une cellule communiste pendant les années soixante, qui se retrouvent pour dîner vingt-cinq ans après : un écrivain raté qui s’est reconverti dans la vente de pavillons, une directrice de galerie, des peintres sans grand talent…, bref des personnages qui ont perdu leurs illusions, et blasés des excès de la « movida » sont revenus des utopies du postfranquisme. S’ils se sont bien adaptés aux changements et s’ils jouissent d’une vie matérielle confortable, le bilan moral n’en est pas moins négatif. Comme le dit l’un d’eux, il est venu à ce repas « pour jeter un dernier coup d’œil à ces morts à moitié enterrés que nous sommes devenus »[7]
Le livre est conçu comme une suite de soliloques où chacun raconte sa vie, ses illusions déçues, le sida, le fils qui a sombré dans la drogue, le boulot qui ne correspond pas à celui qu’il avait imaginé, etc.
Los viejos amigos porte un regard très dur sur la période de la Transition comme l’écrit Chirbes dans l’article cité plus haut: « Les arrivistes des deux camps avaient pris le pouvoir dans la nouvelle Espagne et écrivaient leur histoire en marge de tout ça. Pis, les nouveaux venus – dont beaucoup se dépêchaient de s’enrichir – n’éprouvaient même pas ce sentiment de culpabilité diffus caractéristique de la vieille couche dominante qui s’était engraissée à l’ombre de la dictature : les puissants de l’époque étalaient leur magnificence, leur intelligence, leur inconscience (ils ne semblaient même pas se rendre compte de la place qu’ls occupaient), une innocence hautaine, et il leur suffisait de sortir leurs certificats d’antifranqusme comme passeport pour les nouvelles formes d’impunité. […] Ils faisaient semblant de ne pas voir s’ouvrir – comme quarante ans plus tôt – de douloureuses brèches, des blessures entre de vieux amis, des membres d’une même famille, des camarades. »[8]

 

Suivront les deux romans suivants, Crematorio, Anagrama, 2007 (Crémation, Payot & Rivages, 2009) et En la orilla, Anagrama, 2015 (Sur le rivage, Payot & Rivages, 2015) qui s’inscrivent sur la même trajectoire, mais sur un ton plus incisif, plus noir et plus désespérant dans Sur le rivage.

 

De tous les romanciers qui ont abordé cette thématique du passage de la dictature à la démocratie, Chirbes est sans doute celui qui y a projeté l’éclairage le plus sombre, le plus pessimiste, le plus amer, mais aussi, sans doute, le plus lucide.
 

 

 

 

 


[1] C’est moi qui souligne.

[2] R. Chirbes, « L’écriture et la stratégie du boomerang », Le Monde des livres, 23 mai 2008 que je tiens à remercier pour m’avoir procuré le texte original de Chirbés.

[3] R. Chirbes, La larga marcha, Anagrama, 1996, pp.34-35.
[4] R. Chirbes, Ibid., p. 36.
[5] L’époque franquiste a été marquée par la construction d’innombrables barrages à tel point que Franco avait reçu le surnom de « rana de los saltos » (la grenouille des barrages).
[6] R. Chirbes, La larga marcha, p. 57.
[7] R. Chirbes, Los viejos amigos, p. 20.
[8] R. Chirbes, « L’écriture et la stratégie du boomerang », Le Monde des Livres, 23 mai 2008.

26/08/2015



Petros MARKARIS, La trilogie de la crise.

 

L’État grec est la seule mafia au monde qui a  réussi à faire faillite. Toutes les autres croissent et prospèrent.

   (Markaris, Le justicier d’Athènes)

                                            

 

Pour les gens de ma génération, la Grèce, c’était nos souvenirs d’écoles, notre rêve était de voir l’Acropole, les ruines de Corinthe, le Cap Sounion, le théâtre d’Epidaure….Pour la génération suivante, c’était (et cela reste) le soleil, les plages, … Et aujourd’hui, c’est la crise, la tragédie mais dans laquelle les dieux de l’argent ont remplacé ceux de l’Olympe et où l’impérialisme Allemand s’est substitué à celui des empires persan ou ottoman.

On connaît l’histoire de la Grèce, sa littérature aussi, du moins la littérature classique que l’on cite beaucoup mais dont souvent on n’a lu que des fragments. On connaît moins sa littérature moderne, hormis peut-être Vassilis Vassilikos, et Vassilis Alexakis mais ils ont tous deux passé une partie de leur vie en France, on connaît certains poètes comme Odysséas Elytis, Yánnis Rítsos grâce à Theodorakis, mais il n’est plus guère à la mode.

 

L’actualité devrait nous donner l’occasion de (re)lire les remarquables romans de Petros Markaris, scénariste de Theo Angelopoulos, plus particulièrement la trilogie consacrée à la crise grecque qui en plus de vous faire savourer d’excellents romans policiers vous permettra de mieux comprendre les causes et les effets de cette crise.

Markaris a créé le commissaire Charitos en 1995, chef de la brigade des homicides , dans son premier roman policier, Le journal de la nuit, Lattès 1998. Il sera le protagoniste récurrent des romans suivant, dans lesquels Markaris témoigne de l’histoire  grecque des dernières vingt années.

 

Le premier volet Liquidation à la grecque, Seuil/ Policiers, 2012, situe l’histoire en 2010, l’année du mundial. Le roman s’ouvre sur une de ces bisbilles conjugales récurrentes dans le couple que forment le commissaire Kostas Charitos avec sa femme Adriani. Il va marier sa fille et s’énerve à cause du temps que mettent sa femme et sa fille pour se préparer.

Le lendemain du mariage, une nouvelle tombe comme une bombe au commissariat : on vient d’assassiner Zisimópulos, le directeur de la Banque centrale, un assassinat peu banal en 2010 puisqu’il a été décapité. Seul indice, sur la chemise de la victime l’assasin a épinglé une feuille sur laquelle est écrit un D majuscule.

C’est évidemment Charitos qui va être chargé d’une enquête qui lui réservera son lot  de surprises. En effet, ce crime sera suivi de trois autres qui présentent tous le même processus meurtrier, les victimes ont été décapitées à  l’épée.

Ces victimes appartiennent toutes au monde de la finance (banques, agences de notations). En complément de ses crimes, le mystérieux assassin couvre les murs d’Athènes d’affiches et d’autocollants qui appellent les citoyens  à ne plus rembourser leurs dettes aux banques et à ne plus utiliser leurs cartes de crédit. Cet appel à l’incivisme ne met pas seulement le monde de la finance en émoi, mais aussi le monde politique qui met la pression sur les enquêteurs.

L’enquête menée par Charitos et ses équipiers est rendue particulièrement difficile ; face à lui il a affaire à un assasssin particulièrement ingénieux dans l’art de brouiller les pistes ; il doit travailler en partenariat avec le commissaire Stakhatos, un incompétent qui ne croit qu’à la piste terroriste ; et au-dessus, il doit constamment rendre compte à son supérieur hiérarchique, Guikas qui fuit les responsabilités et s’écrase devant le pouvoir politique.

Le justicier d’Athènes, Seuil/ Policiers, 2013, est construit suivant le même modus operandi : trois crimes commis au moyen d’une fléchette enduite de ciguë, pour rappeler aux Grecs d’ajourd’hui que leurs ancêtres savaient punir, eux, trois victimes appartenant à une même catégorie, celle des fraudeurs fiscaux, et un mystérieux assassin qui enjoint ses victimes de payer dans les cinq jours les impôts qu’ils doivent à l’Etat sinon ils seront exécutés. Ce courrier est signé « Le percepteur national ».  La police est sur les dents et le ministre des finances ne sait à quel saint se vouer. En dix jours, le Trésor public encaissera 7.800.000 €.

L’affaire se corse quand l’autoproclamé «  percepteur national » propose à l’Etat dont le système fiscal a prouvé son inefficacité de poursuivre ses efforts moyennant un pourcentage sur les rentrées.

L’enquête se révélera non seulement compliquée, mais surtout délicate parce que la population prend fait et cause pour l’assassin élevé au rang de héros national et que son arrestation pourrait donner lieu à des émeutes.

Comme dans le roman précédent l’assassin se joue de la police et ridiculise l’Etat.

Pain, éducation, liberté, Seuil/ Policiers, 2014 était le slogan scandé par les étudiants lors de l’occupation de l’École polytechnique d’Athènes en novembre 1973 quand la Grèce était sous la coupe de la dictature des colonels.

Cette fois les trois victimes ont en commun leur engagement antifasciste lors de cette époque. La dictature renversée, ils  accèdent aux rênes du pouvoir dans un gouvernement de gauche. Mais au lieu de mettre leurs compétences au service du peuple et de concrétiser leurs idéaux de justice sociale, certains d’entre eux les utilisent pour servir leurs propres intérêts en écartant sans égards tous ceux qui pourraient leur faire de l’ombre, y compris leurs anciens camarades de leur jeunesse militante. Markaris avait déjà abordé ce thème dans Le Che s’est suicidé paru en 2003.

Quant à l’exécution des victimes, le processus est le même : un message enregistré sur le téléphone portable de la victime se déclenche à distance quand la police fouille la victime.

La trilogie nous brosse un tableau de la crise grecque et de ses conséquences sociales : hausse du cômage, dimintution drastique des rémunérations et des pensions, pertes d’emplois, pauvreté, suicides, exode vers les campagnes, grèves, manifestations quotidiennes (pensionnés, indignés, fonctionnaires, syndicats,…) avec les embouteillages qui s’ensuivent qui paralysent la ville et donnent bien du souci au commissaire Charitos pour remplir ses missions.

 

 

Romans antérieurs

 

                  Journal de la nuit, (1995), Paris, J.-C. Lattès, coll. Suspense & Cie, 1998; réédition, , Le Livre de poche, 2000.

Une défense béton, (1998), Paris, J.-C. Lattès, coll. Suspense & Cie, 2001.

Le Che s’est suicidé (2003), Paris, Seuil, 2007 ; réédition, Paris, Points 2007.

                  Actionnaire principal, (2006), Paris, Seuil, 2009) ; réédition sous le titre Publicité meurtrière, Points, 2010.

L’Empoisonneuse d’Istanbul, (2008), Paris, Seuil, coll. Seuil Policiers, 2010.